APPROCHE SUR LA POLYPHYTOTHERAPIE COMBINATOIRE ET ALTERNATIVE DU PALUDISME

Sommaire

La résistance plasmodiale due au caractère mutagène des plasmodiums, les inconvénients et/ou les effets secondaires  intrinsèques des antipaludiques usuels allopathiques tant en monothérapie qu’en bithérapie c’est là, essentiellement, la problématique de lutte contre le paludisme. La recherche des solutions alternatives constitue donc une grande préoccupation. Les plantes possédant des propriétés antipaludiques demeurent la voie de recours fiable, à ce jour comme de tous les temps, à l’instar des plantes comme l’Artemisia annua (2000 avant JC) et le Cinchona (Quinquina, 16èmesiècle). L’utilisation des plantes  médicinales individuelles et leurs associations est une pratique usuelle de l’aube de la thérapeutique.  Au fil des années et dès par des résultats empiriques de terrain, une sélection naturelle a permis d’abandonner  l’usage de certaines  plantes au profit d’autres qui d’ailleurs  ont été à la base de grandes découvertes des médicaments allopathiques par purification ou par synthèse, telle que la quinine, la réserpine. L’observation clinique instituée par Hippocrate au Ve siècle avant JC et l’apparition de la médecine expérimentale  au XVIIIe siècle de notre ère ont marqué la thérapeutique et ont permis d’importants progrès scientifiques et innovations technologiques, et plus récemment avec la mécanique quantique, la biotechnologie, la résonnance stochastique, la résonnance par films interposés et leurs multiples applications, etc.

La « POLYPHYTOTHERAPIE COMBINATOIRE ET ALTERNATIVE », est une approche qui consiste en l’usage de « n » plantes antipaludiques en combinaison de « r » plantes dans une préparation pharmaceutique, sur base de l’analyse combinatoire : nCr =  n !/r ! (n-r) !. Des observations et des investigations sur le terrain ainsi que des expérimentations au cours des années depuis mai 1987, ont permis au Centre de Recherche Pharmaceutique de Luozi, CRPL , d’élaborer des formulations pharmaceutiques dont les résultats thérapeutiques observés se sont avérés significatifs de l’ordre de 93% avec le produit antipaludique le « MANALARIA » dont la bonne tolérance offre une sécurité de son administration tant chez le nouveau né, chez la femme enceinte que chez l’adulte.  Une fatigue et une montée de la température corporelle consécutives à la prise du « MANALARIA » ont été signalées, chez certains patients mais de façon passagère. Quelques avantages subséquents observés chez certains patients sont : une stimulation de l’appétit, une stabilisation et même une croissance du taux d’hémoglobine (chez les enfants) et une régression de  la fréquence des épisodes palustres dans quelques cas. Ce sont là autant de pistes de recherches additionnelles.

Selon l’approche de la « Polyphytothérapie Combinatoire et Alternative et dans l’hypothèse de n = 10, r = 2, un tableau séquentiel des combinaisons possibles de n plantes antipaludiques sélectionnées parmi près d’une centaine des plantes utilisées en médecine locale, offre un minimum  de 45 combinaisons permettant des prescriptions et des préparations magistrales, fondamentales pour les médecins et les pharmaciens. Il s’agit d’une approche, comme solution alternative de lutte contre le paludisme ou mieux encore une  ouverture pour la recherche de nouveaux antipaludiques L’expérience pharmaceutique  du CRPL, basée sur le concept de la  « Polyphytothérapie Combinatoire et Alternative », du paludisme, sa pertinence et sa validité au regard des résultats observés feront l’objet  des commentaires et des discussions.

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